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Moi aussi je te regarde
Regards de femmes sur corps d’hommes
Morgane Tocco
Le regard des femmes sur le corps des hommes est absent des représentations
collectives. Pourtant les femmes regardent les hommes et peuvent
être séduites par cette vue.
Le livre démontre que la capacité des femmes à regarder avec attention
et plaisir le corps d’un homme est entravée par un ensemble de pratiques, représentations et normes, intrinsèquement liées à la catégorisation genrée des rôles de séduction. Celle-ci, fondée sur le primat du désir (hétéro) sexuel masculin, attribue l’attractivité du corps au rôle féminin : la séduction par l’image corporelle serait propre aux femmes. Cette division genrée des rôles participe à régenter leurs regards dans les espaces publics comme dans l’intimité.
L’autrice apporte cependant un éclairage sur la capacité des femmes à agir par-delà les déterminismes : toutes ne se conforment pas de la même manière aux rôles de séduction ; certaines y résistent individuellement, certaines entreprennent même de les transformer collectivement.
Plongeant au cœur des expériences de femmes : une enquête de terrain menée auprès de plus de 80 femmes âgées de 18 à 85 ans ; le livre montre que le regard et les perceptions esthético-érotique, loin d’être innés, sont le fruit d’un apprentissage, marqué par des normes de genre et par la domination masculine.
Morgane Tocco est docteure en anthropologie sociale, diplômée de l’EHESS. Elle s’intéresse aux émotions et perceptions sensorielles par le prisme des normes de genre et des rapports de pouvoir qui les traversent, ainsi qu’aux dynamiques d’émancipation post #metoo.
| Parution : 26 février 2026 |
| Genre : Essai |
| Domaines : Féminisme |
| 20,90 € |
| Format : 14 x 20 cm |
| ISBN : 978-2-38532-108-6 |
Manuel de sabotage simple sur le terrain
Présentation et traduction revue par : Dominique Pinsolle
Datant de 1944, ce document est une publication de l’Office of strategic
Services (OSS), ancêtre de la CIA destinée aux populations des pays qui résistent aux nazis dans le but de les gêner le plus possible… Il résonne avec une vieille tradition ouvrière mais aussi avec notre époque.
Récemment, l’internaute accablé par les ravages du capitalisme contemporain a découvert avec délice un étrange document : un manuel de sabotage de 1944 rédigé par les services secrets américains et déclassifié en 2008 par la CIA.
Loin des explosifs et des attentats, ce guide explique comment saboter simplement, que ce soit à l’usine, à la ferme ou au bureau, sans prendre trop de risques et sans équipement particulier.
Nombre des astuces exposées parleront immédiatement au salarié d’aujourd’hui, qui apprendra par exemple à saboter une réunion — ou à repérer quand d’autres le font. L’engouement croissant pour ce manuel, particulièrement depuis la réélection de Donald Trump, révèle le besoin de trouver de nouveaux moyens d’action face aux catastrophes en cours.
S’il ne contient pas de solution miracle, il suggère au moins des pistes réjouissantes renouant avec une tradition de résistance populaire oubliée.
Dominique Pinsolle est maître de conférences en histoire à l’Université Bordeaux Montaigne. Ses travaux portent notamment sur l’histoire du mouvement ouvrier et des techniques de subversion. Il a publié en 2024 aux éditions Agone Quand les travailleurs sabotaient. France, États-Unis (1897-1918).
| Parution : 5 mars 2026 |
| Genre : Essai |
| Domaines : Histoire politique |
| 12,90 € |
| Format : 12,5 x 19 cm |
| ISBN : 978-2-38532-112-3 |
Le procès Bolloré
Les médias de la haine devant le tribunal
Le Fonds pour une presse libre
Le 30 septembre 2025, s’est tenue une grande réunion publique lors de laquelle à été mise en scène une audience judiciaire bien particulière. « Le Procès Bolloré, les médias de la haine devant le tribunal » : un procès symbolique et politique.
On les appelle « les médias de la haine ». Chaque jour, ils violentent le débat public, fracturent la société, désignent de nouveaux boucs émissaires, remplacent l’information par la propagande la plus réactionnaire.
Les médias de Vincent Bolloré sont le centre de ce système de désinformation. Un système qui détruit le journalisme et empêche l’accès à la vérité des faits, à la diversité des champs d’information. Sans une information fiable, pluraliste, indépendante, il ne saurait y avoir de véritable délibération démocratique.
Le projet des médias Bolloré est tout autre. Il est de mener une « guerre civilisationnelle » visant à installer au pouvoir une union des droites radicales et des extrêmes droites. Cet agenda politique explicite est celui d’un groupe médiatique d’une puissance jamais connue depuis près d’un siècle.
Il était donc temps de mettre en scène un procès parodique. Les « médias Bolloré » comparaissent devant le tribunal. Vincent Bolloré, ou plutôt son double, se défend comme un beau diable. Des victimes et des experts témoignent à la barre. Avec leurs mots, avec leurs douleurs parfois, ils témoignent de ce que peut produire sur chacune et chacun de nous l’empire de la haine.
Et là, ce n’est plus une parodie.
Le Fonds pour une presse libre, organisation à but non lucratif, a été créé en 2019 par l’équipe du journal Mediapart. Sa mission est la défense de la liberté d’information, du pluralisme de la presse, de l’indépendance du journalisme.
Contributeurs : Laure Abramowitch (avocate d’associations de protection de l’environnement) – Arié Alimi (avocat, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme) François Bonnet (Fonds pour une presse libre) – Daphné Deschamps (journaliste à Street Press) – Anas Daif (auteur de Et un jour, je suis devenu arabe) – Nassira El Moaddem (journaliste à Arrêt sur images) – Samuel Gontier (journaliste à Télérama) – Morjane Laroussi (étudiante, association « Pas de la même ville, et alors ? ») – Alexis Lévrier (historien des médias) – Sébastien Mabile (avocat spécialiste du droit de l’environnement) – Margot Mahoudeau (docteure en sciences politiques) – Valentine Oberti (co-directrice éditoriale de Mediapart) – Ellen Salvi (journaliste à Mediapart) – Emmanuel Tordjman (avocat de plusieurs médias indépendants).
| Parution : 19 mars 2026 |
| Genre : Essai |
| Domaines : Médias |
| 12 € |
| Format : 12,5 x 19 cm |
| ISBN : 978-2-38532-116-1 |
Pour mourir, taper 1
Comment la loi sur la fin de vie inscrit la mort dans une logique capitaliste
Elisa Rojas
« L’aide à mourir » est-elle véritablement un progrès ou est-ce une solution fondée sur une vision fantasmée et validiste de la société ?
En mai 2025, l’Assemblée nationale a voté, dans un quasi-consensus, une loi qui pour la première fois en France instaure l’accès à l’euthanasie et au suicide assisté pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables. L’opinion publique et les médias semblent majoritairement favorables. Mais a-t-on vraiment écouté les premiers concernés ?
En quelques pages percutantes et rigoureuses, l’avocate Élisa Rojas déploie des arguments forts contre la loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie. Alors que le système de soin français est chaque jour plus fragilisé, ces lois aggravent les inégalités et dégradent le rapport déjà difficile que notre société entretient avec la vulnérabilité, la vieillesse, la maladie, le handicap et la dépendance. Or, rendre la mort préférable au soin et à la solidarité – effectivement plus coûteux –, c’est présupposer que certaines vies ne valent pas d’être vécues.
Elisa Rojas, née en 1979 à Santiago du Chili, est avocate au barreau de Paris et maître de conférence associée à l’INSEI (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation inclusive). Militante féministe et pour les droits des personnes handicapées, elle a cofondé le Collectif Luttes et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation (CLHEE). Depuis une dizaine d’années, elle tient le blog auxmarchesdupalais… un fauteuil, une robe, un combat.
| Parution : 9 avril 2026 |
| Genre : Essai |
| Domaines : Essai d’actualité |
| 14,90 € |
| Format : 14 x 20 cm |
| ISBN : 978-2-38532-124-6 |
Verts de rage !
Deux siècles de luttes environnementales en France
François Jarrige
L’écologie et les luttes pour la défense de l’environnement ne datent pas des années 1970. François Jarrige retrace dans ce livre, très accessible, l’histoire de deux siècles de combats.
L’opposition aux accaparements des ressources et à la destruction de la faune et de la flore n’a pas attendu la fin du XXe siècle. Les milieux populaires du passé n’étaient pas insensibles à la qualité de leur milieu de vie, c’était la condition même de leur subsistance. Dès lors, qu’est ce qui fait la spécificité des luttes pour la nature ? Comment s’articulent-elles ?
Le livre alterne des chapitres synthétiques et des études de cas. Il restitue les rythmes et temps forts de la « grande accélération contemporaine ».
Quatre périodes sont étudiées au cours desquelles s’énoncent différemment les luttes pour la nature et leur répertoire d’action : la nature subsistance fondamentale dans les mobilisations populaires du XIXe siècle laisse de plus en plus la place à une nature patrimoine qui mobilise d’autres acteurs. Les années 1970 représentent un moment de bascule avec la multiplication des mobilisations alors que les destructions s’accélèrent. L’aube du XXIe siècle est dominée par le changement climatique et l’attention au vivant alors que l’urgence environnementale alterne entre reconnaissance et disqualification.
François Jarrige est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne. Ses travaux explorent les enjeux sociaux et écologiques. Il est, notamment, le co-auteur de Nature en Révolution. Une histoire environnementale de la France, 1780-1870 (vol.1), La Découverte, 2025.
| Parution : 23 avril 2026 |
| Genre : Essai |
| Domaines : Histoire de l’écologie |
| 21,90 € |
| Format : 14 x 20 cm |
| ISBN : 978-2-38532-120-8 |
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