À paraître

Rage against the Machisme

Mathilde Larrère

Illustrations : Fred Sochard

Les femmes ont une histoire, une histoire de luttes pour leurs droits, conquis, arrachés, défendus, une histoire de colère contre les discriminations, les inégalités, une « Rage against the Machisme ».

L’historienne Mathilde Larrère retrace les combats féministes de la Révolution française jusqu’au mouvement #MeToo d’aujourd’hui, sur les pas de Louise Michel, de Gisèle Halimi, mais aussi de tant d’autres invisibilisées, comme Pauline Léon, Malika El Fassi, les colleuses contre les féminicides…
À l’histoire, le livre mêle des récits, des documents d’époque, des chansons et des slogans, reflétant l’ardeur et la détermination de celles qui n’acceptent pas l’inégalité des sexes, montrant combien elles se tiennent la main au-delà des siècles.

Luttes pour l’égalité, pour les droits de voter, s’instruire, se défendre, gouverner leurs propres corps, mais aussi pour l’émancipation des femmes des colonies : autant de domaines où la liberté des femmes a été bafouée, autant de droits à conquérir et à défendre, encore, aujourd’hui et demain.

Mathilde Larrère est historienne, spécialiste des révolutions du XIXe siècle et enseignante-chercheuse à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée. Elle tient également une chronique historique pour Arrêt sur Image et la rubrique « L’Histoire n’est pas un roman » pour Politis, avec Laurence De Cock. Elle a publié aux éditions du Détour : Il était une fois les révolutions (2019) et, avec Aude Lorriaux, Des intrus en politique — Femmes et minorités : dominations et résistances (2018).

Parution : 27 août 2020
Genre : essai
Domaines : féminisme, histoire
18,50 €
224 pages, broché, rabats
Format : 14 X 22 cm
ISBN : 979-10-97079-63-5

 

Corona Chroniques

David Dufresne

16  mars-11 mai 2020. Pendant les 57 jours du confinement, David Dufresne a tenu le verbatim de ses doutes et interrogations. On y retrouve l’écrivain qui met en scène avec talent le peuple des fenêtres : voisin méfiant, banderole militante sans propriétaire, petit garçon fier d’applaudir chaque soir, murmure de concert au loin. Mais le fil ininterrompu des nouvelles de l’extérieur sature les journées et empêche de respirer, tout aussi sûrement que l’enfermement : projets de lois liberticides, rumeurs d’émeutes, abus de pouvoir, comportements délateurs, ministres perdant pied.

Corona Chroniques est une lecture personnelle et politique de ce qui se joue aujourd’hui, et un appel à ne pas baisser la garde face aux attaques contre nos libertés collectives et individuelles.

David Dufresne est écrivain et documentariste. On lui doit, notamment, la plateforme Allo Place Beauvau, un travail d’investigation et de veille sur les violences policières ; le roman Dernière Sommation, Grasset, 2019 ou le documentaire Un Pays qui se tient sage qui sort en salles le 30 septembre 2020.

Parution : 1er octobre 2020
Genre : essai
Domaines : document, politique
14,90 €
240 pages, broché, rabats
Format : 12,5 X 192 cm
ISBN : 979-10-97079-64-2

 

On est là !

La manif en crise

Danielle Tartakowsky

Les 32 premiers mois du mandat d’Emmanuel Macron ont compté pas moins de 22 mois de mobilisations sociales de grande ampleur. Celles-ci ont pu prendre des formes inédites d’occupation de l’espace public tout en s’inscrivant (ou pas) dans des évolutions à l’œuvre depuis 1995.

En 1995, des manifestations massives ont fait reculer Alain Juppé et sa réforme de la Sécurité sociale. Mais qu’est-il depuis ? Si cette forme d’action politique semblait en repli en France dans les années 2000, elle se réinvente dans la lutte contre le néolibéralisme avec des modalités nouvelles d’occupation de l’espace public, des ZAD aux places, jusqu’au gilets jaunes.

Depuis 1995, les manifestations à l’appel des syndicats ne semblent plus aussi efficaces. D’autres rassemblements sont devenus des manières de se compter (comme la manifestation monstre en soutien du candidat à la présidentielle François Fillon ou La manif pour tous), d’autres sont organisées par le pouvoir (comme la manifestation d’hommage aux victimes de Charlie), d’autres encore explorent de nouvelles formes, comme Nuit Debout, comme l’occupation des ZAD ou des ronds-points, en écho lointain aux places occupées du Maghreb. Le dégagisme, et l’altermondialisme sont passés par là, créant de nouveaux répertoires d’action, en fragilisant d’autres. Et voilà aujourd’hui l’urgence sanitaire qui vient encore bouleverser ce paysage déjà mouvant.

Ce livre étudie les mutations de la manifestation dans les 25 dernières années. Il permet de comprendre ce qui se joue dans des séquences de plus en plus longues en prenant en compte des échelles de temps et d’espace (national ou international) qui replacent ces mouvements dans la lutte contre le néolibéralisme, lui-même en crise chronique.

Danielle Tartakowsky est spécialiste de l’histoire sociale et politique de la France du XXe siècle, et plus spécifiquement de l’histoire des mouvements sociaux. Elle a publié aux éditions du Détour : Construire l’Université au XXe siècle — Récits d’une présidence
 Paris 8 — 2012-2016 (2017) et, avec Michel Margairaz, L’État détricoté — De la Résistance à la République en marche (2e édition revue et augmentée, 2020).

Parution : 15 octobre 2020
Genre : essai
Domaines : politique, histoire
19,90 €
256 pages, broché, rabats
Format : 14 X 22 cm
ISBN : 979-10-97079-65-9

 

L’Attente

Déplacés juifs en Allemagne, 1945-1952

Nathalie Cau

Préface d’Annette Becker

Après l’été 1945, un million de « personnes déplacées », parmi lesquelles des Juifs européens survivants ou rescapés de l’extermination, furent placés en camps par les autorités internationales, dans l’attente de leur trouver un refuge. Ce livre peint le portrait par eux-mêmes de ces « déplacés » juifs, grâce à l’analyse de documents exceptionnels.

Les camps ouverts par les autorités internationales pour héberger les Juifs européens ayant survécu à l’extermination ont été, malgré la cruauté d’une attente prolongée pendant des années et la dureté des conditions de vie, le berceau d’une renaissance culturelle. Cette population hétérogène, réunie par l’impossibilité de retourner là où ne subsiste plus rien ni personne, a fondé dans ces camps une société singulière, dernière expression d’une culture yiddish foisonnante. Là, la langue et la représentation dessinent les contours d’une communauté nouvelle qui veut désormais être reconnue comme nation destinée à devenir État en Israël.

Nathalie Cau analyse des représentations des déplacés juifs par eux-mêmes, de nombreux documents inédits dont des photos exceptionnelles (théâtre, commémorations, fêtes religieuses, carnavals, événements sportifs etc.). Grâce à ces spectacles transmettant le répertoire traditionnel, racontant la destruction ou découvrant les bases d’une vie encore à venir, se construit peu à peu un commun imaginaire, esthétique et politique commun, dans l’espoir d’un départ hors Europe.

Docteure en études théâtrales, Nathalie Cau est chercheuse au sein de l’équipe Histoire des Arts et des Représentations (université Paris-Nanterre). Elle explore les liens entre performances/histoire/mémoire et politique.

L’ouvrage bénéficie du soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, du Centre national du livre et de l’Université Paris 8.

Parution : octobre 2020
Genre : essai
Domaine : histoire
26 €
352 pages, broché, rabats
Format : 16 X 24 cm
ISBN : 979-10-97079-48-2

 

La Commune

Louise Michel

Louise Michel a été parmi les personnages clé de la Commune de Paris de 1871, 70 jours de révolution réprimés dans le sang. Elle raconte elle-même dans ce livre les événements auxquels elle a assisté et participé, le fusil à la main.

Louise Michel a été une combattante politique infatigable, n’abandonnant jamais le flambeau des luttes émancipatrices de son temps. On connaît son courage sur les barricades, jusqu’à braver la peine de mort, on connaît son charisme qui fit d’elle « la vierge rouge ». On sait moins qu’elle a beaucoup écrit : des poèmes, des romans, des récits.

C’est dans cette troisième catégorie que vient se loger ce texte de 1898. Lorsqu’il parait, Louise Michel est déjà âgée, célèbre, conférencière et journaliste, surveillée de près par les autorités françaises pour son anarchisme militant. Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la révolution parisienne. Pour elle, il est temps d’écrire le récit de la Commune qui lui paraît « au point pour l’Histoire ».

Pourtant sa Commune est plus une « mémoire vive », pour reprendre l’expression de Jacques Rougerie, qu’une histoire sur le temps long. Au jour le jour, avec une grande précision, elle porte un vibrant plaidoyer pour la Commune et ses ambitions. On retrouve ici aussi la plume d’une écrivaine sensible et émouvante, portée aussi par son expérience d’oratrice. La Commune est un texte grand politique du XIXe siècle.

Louise Michel (1830-1905) est institutrice. Figure majeure de la Commune, après la Semaine sanglante elle est arrêtée et condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. Après dix ans de réclusion, ayant bénéficié de l’amnistie générale de 1880, elle rentre en France métropolitaine où elle ne cessera de défendre les idées anarchistes.

Parution : octobre 2020
Genre : essai
Domaine : histoire
26 €
352 pages, broché, rabats
Format : 16 X 24 cm
ISBN : 979-10-97079-48-2

 

2024
Notre-Dame-des-Jeux

Marc Perelman

En 2024 auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, moment de joie, de paix, dans le respect des hommes et de la planète. Marc Perelman déconstruit cette promesse miraculeuse et décrypte l’idéologie autoritaire et cupide qui la sous-tend.

La France se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024. Ce sera un été de fête.
Et pour qu’il soit réussi, des milliers de travaux ont été engagés, des fonds énormes ont été dédiés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront « tous citoyens du sport ». Même Notre-Dame sera rénovée pour l’occasion.

Marc Perelman propose à ceux qui sont mal à l’aise avec cette débauche de moyens et d’enthousiasme de ne pas s’arrêter aux effets pervers d’un système devenu gigantesque. Il faut interroger les valeurs qui sont ici à l’œuvre au-delà des affichages, des valeurs qui sont très dangereuses.

L’auteur se base sur une lecture approfondie de la charte olympique, des contrats qui lient le CIO à ses partenaires et de nombreux documents officiels, les mettant à l’épreuve des faits de l’organisation de Paris-2024. Non, l’olympisme n’est pas apolitique, n’est pas écologique, ne fait pas œuvre sociale, n’agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu’il occupe. Les Jeux n’ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d’argent. Et nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge.

Marc Perelman est architecte et enseignant-chercheur à l’Université Paris-Nanterre. Il s’intéresse particulièrement au sport sur lequel il a écrit de nombreux essais, dont Le Football, une peste émotionnelle (Folio, 2006, avec Jean-Marie Brohm) et Smart Stadium, le stade numérique du spectacle sportif (L’Échappée 2016).

Parution : octobre 2020
Genre : essai
Domaine : politique
18 €
192 pages, noir
Format : 14 X 22 cm
ISBN : 979-10-97079-50-5