À paraître

Le Syndicalisme d’après

Ce qui ne peut plus durer

Jean-Marie Pernot

L’auteur, spécialiste de référence du syndicalisme, pose ici des jalons pour que celui-ci change en profondeur : intégrer les objectifs écologiques, représenter vraiment tous celles et ceux qui travaillent, à l’échelle mondiale, réapprendre l’unité.

Jean-Marie Pernot apporte ici sa contribution au débat toujours sur le métier de l’« avenir » du syndicalisme. Pour lui, la courbe de son déclin n’a pas de raison de s’infléchir sans une importante remise en question. Il ne s’agit pas de mettre en cause celles et ceux qui représentent les travailleurs dans les entreprises, en première ligne, mais d’interroger les organisations, dont les forces et les modes d’actions ne semblent plus à la hauteur des enjeux.

S’il ne faut renoncer à rien (être dans l’entreprise, s’asseoir à la table des négociations, conduire l’action collective), il faut obtenir plus : construire l’unité, répondre aux préoccupations urgentes, du salaire à l’écologie en passant par l’égalité de genre, réagir aux mutations du travail, transformer les modes d’organisation du syndicat pour inclure des travailleurs désormais atomisés entre ubérisation et sous-traitance mondialisée. Face à un tel programme, il faut être en mesure de peser. En la matière, l’écart entre les besoins et les moyens mis en œuvre est abyssal.  Jean-Marie Pernot ne mâche pas ses mots dans cet essai d’une lucidité combative.

Politiste, Jean-Marie Pernot est chercheur associé à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) et au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS-MC). Il est notamment l’auteur de Syndicats, lendemains de crise ? chez Folio.

Parution : 6 octobre 2022
Genre : essai
Domaine : politique
18,90 €
224 pages, broché, rabats
Format : 14X22 cm
ISBN : 979-10-97079-92-5

 

Guns and Roses

Les Objets des luttes féministes

Mathilde Larrère
Illustrations de Fred Sochard

L’historienne Mathilde Larrère raconte avec érudition et humour l’histoire des objets, connus ou insolites, des luttes féministes.

L’autrice de Rage against the Machisme poursuit son exploration des luttes féministes depuis la Révolution française et nous en propose une histoire matérielle, une histoire par les objets du quotidien. Mathide Larrère a choisi de se pencher sur une vingtaine d’entre eux, symboliques des combats des féministes, et outils bien réels de leur émancipation.

Ces objets racontent au fil des ans les libertés chèrement acquises, tant sociales, physiques, vestimentaires ou laborieuses des femmes. Le fusil, le carnet de chèque, le cintre ou la pompe à vélo, la crinoline ou la cup : autant de signes du courage, de l’auto-organisation et de la créativité des féministes reléguées à leurs placards, et qui se battent avec les armes qu’elles y trouvent.

Dans Guns and Roses, Mathilde Larrère renoue avec son style combattif et plein d’entrain, accompagnée à nouveau par le dessin de Fred Sochard, pour un récit enlevé où les époques et les luttes se répondent. Elle propose aussi au fil du texte de nombreuses sources d’époque, discours, chansons, citations.

Mathilde Larrère est enseignante-chercheuse en histoire, spécialiste du XIXe siècle. Elle enseigne à l’uni­versité Gustave-Eiffel ainsi qu’à l’Institut d’études politiques de Paris et intervient régulièrement dans des universités populaires. Elle tient également une chronique d’histoire pour Arrêt sur Image et pour Politis, où elle co-dirige avec Laurence De Cock la ru­brique « L’Histoire n’est pas un roman ».

Parution : 20 octobre 2022
Genre : essai
Domaine : féminisme, histoire
19,90 €
240 pages, broché, rabats
Format : 14X22 cm
ISBN : 978-2-493229-04-5

 

Voyage au Congo

André Gide
Préface d’Hélène Blais

En 1926, André Gide voyage au Congo pendant presque un an. Son carnet retrace son périple et dénonce avec virulence les violences coloniales françaises envers les habitants, indignes, pour lui, des principes que doit défendre son pays.

De juillet 1926 à mai 1927, André Gide et son compagnon Marc Allégret parcourent l’Afrique équatoriale française. Le romancier retranscrit les observations de son long voyage dans un carnet. Il y relate dans sa langue élégante la beauté des terres visitées, et, avec une colère froide, la terrible exploitation des habitants par les industriels français et l’administration coloniale. Le livre marquera un tournant en France, perçu à sa parution comme un réquisitoire contre la violence de la colonisation, provoquant une large prise de conscience (Albert Londres partira sur les traces de Gide peu après, ce qui deviendra son reportage Terre d’ébène) et de très vives réactions des nationalistes inquiets des intérêts de l’empire colonial.

Au-delà du geste politique de l’auteur, Voyage au Congo est aussi un témoignage important au regard de l’histoire de la colonisation, documentant à la fois les horreurs de la mainmise française, mais aussi l’impossibilité — dont l’auteur lui-même ne peut être exonéré — d’en penser la fin.

André Gide (1869-1951), est un romancier majeur du XXe siècle, prix Nobel de Littérature en 1947.
Hélène Blais est professeur d’histoire contemporaine à l’École normale supérieure et spécialiste du fait colonial et de la figure de l’explorateur.

Parution : 3 novembre 2022
Genre : récit de voyage
Domaine : histoire
21,90 €
256 pages, broché, rabats
Format : 16X24 cm
ISBN : 979-10-97079-91-8