À paraître

 

Les Bleus et la Coupe

de Kopa à Mbappé

François da Rocha Carneiro

L’histoire des Bleus depuis la Seconde Guerre mondiale en 4 équipes et plus de 30 matchs
mythiques.

Si l’équipe de France naît en 1904, c’est en 1958 avec la Coupe du monde en Suède que, pour la 1re fois, la France brille dans une compétition internationale. La 3e place des coéquipiers de Raymond Kopa et de Just Fontaine est le mètre-étalon des équipes qui vont lui succéder. Il faut cependant attendre 1982 pour que l’équipe de Michel Hidalgo et de Michel Platini atteigne, elle aussi, les demi-finales, où sa défaite contre l’Allemagne, à Séville, fait figure de tragédie nationale. C’est à domicile, en 1998, que l’équipe d’Aimé Jacquet et de Zinedine Zidane remporte son premier titre mondial dans une immense ferveur populaire. Vingt ans plus tard, celle de Didier Deschamps et de Kylian Mbappé inscrit une seconde étoile sur le maillot des bleus.

L’historien François da Rocha Carneiro analyse comment sont bâties, sur plusieurs années, les équipes de France qui ont marqué le football hexagonal. Il se penche sur les parcours individuels et collectifs des joueurs et des entraîneurs, étudie aussi l’environnement institutionnel, politique et médiatique de ces compétitions sous haute tension : il s’agit de comprendre pourquoi ces hommes, à cet endroit, cette année-là, ont ramené (ou pas) « la Coupe à la maison ». Vous n’aurez jamais vu ces matchs comme ça.

Docteur en histoire contemporaine, François da Rocha Carneiro (atelier SHERPAS, Université d’Artois) est spécialiste de l’équipe de France de football, dont il étudie les matchs et les joueurs depuis sa création en 1904. Il est l’auteur d’une thèse intitulée Les Joueurs de l’équipe de France de football, construction d’une élite sportive, 1904-2012.

Parution : 12 mars 2020
Genre : essai
18,90 €
224 pages, broché, rabats
Format : 14 X 22 cm
ISBN : 979-10-97079-51-2

 

2024
Notre-Dame-des-Jeux

Marc Perelman

En 2024 auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, moment de joie, de paix, dans le respect des hommes et de la planète. Marc Perelman déconstruit cette promesse miraculeuse et décrypte l’idéologie autoritaire et cupide qui la sous-tend.

La France se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024. Ce sera un été de fête. Et pour qu’il soit réussi, des milliers de travaux ont été engagés, des fonds énormes ont été dédiés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront « tous citoyens du sport ». Même Notre-Dame sera rénovée pour l’occasion. Marc Perelman propose à ceux qui sont mal à l’aise avec cette débauche de moyens et d’enthousiasme de ne pas s’arrêter aux effets pervers d’un système devenu gigantesque. Il faut interroger les valeurs qui sont ici à l’œuvre au-delà des affichages, des valeurs qui sont très dangereuses.

L’auteur se base sur une lecture approfondie de la charte olympique, des contrats qui lient le CIO à ses partenaires et de nombreux documents officiels, les mettant à l’épreuve des faits de l’organisation de Paris-2024. Non, l’olympisme n’est pas apolitique, n’est pas écologique, ne fait pas œuvre sociale, n’agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu’il occupe. Les Jeux n’ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d’argent. Et nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge.

Marc Perelman est architecte et enseignant-chercheur à l’Université Paris-Nanterre. Il s’intéresse particulièrement au sport sur lequel il a écrit de nombreux essais, dont Le Football, une peste émotionnelle (Folio, 2006, avec Jean-Marie Brohm) et Smart Stadium, le stade numérique du spectacle sportif (L’Échappée, 2016).

Parution : 2 avril 2020
Genre : essai
Domaine : politique
18 €
192 pages, broché, rabats
Format : 14 X 22 cm
ISBN : 979-10-97079-50-5

 

L’Attente

Déplacés juifs en Allemagne, 1945-1952

Nathalie Cau

Préface d’Annette Becker

Après l’été 1945, un million de « personnes déplacées », parmi lesquelles des Juifs européens survivants ou rescapés de l’extermination, furent placés en camps par les autorités internationales, dans l’attente de leur trouver un refuge. Ce livre peint le portrait par eux-mêmes de ces « déplacés » juifs, grâce à l’analyse de documents exceptionnels.

Les camps ouverts par les autorités internationales pour héberger les Juifs européens ayant survécu à l’extermination ont été, malgré la cruauté d’une attente prolongée pendant des années et la dureté des conditions de vie, le berceau d’une renaissance culturelle. Cette population hétérogène, réunie par l’impossibilité de retourner là où ne subsiste plus rien ni personne, a fondé dans ces camps une société singulière, dernière expression d’une culture yiddish foisonnante. Là, la langue et la représentation dessinent les contours d’une communauté nouvelle qui veut désormais être reconnue comme nation destinée à devenir État en Israël.

Nathalie Cau analyse des représentations des déplacés juifs par eux-mêmes, de nombreux documents inédits dont des photos exceptionnelles (théâtre, commémorations, fêtes religieuses, carnavals, événements sportifs etc.). Grâce à ces spectacles transmettant le répertoire traditionnel, racontant la destruction ou découvrant les bases d’une vie encore à venir, se construit peu à peu un commun imaginaire, esthétique et politique commun, dans l’espoir d’un départ hors Europe.

Docteure en études théâtrales, Nathalie Cau est chercheuse au sein de l’équipe Histoire des Arts et des Représentations (université Paris-Nanterre). Elle explore les liens entre performances/histoire/mémoire et politique.

Parution : mai 2020
Genre : essai
Domaine : histoire
26 €
352 pages, broché, rabats
Format : 16 X 24 cm
ISBN : 979-10-97079-48-2